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SUMMIT 2018

 

PLUS QUE REEL.

L’ART DANS L'ÈRE DIGITALE.

Le Summit de 2018 a été conçu en collaboration avec Daniel Birnbaum, le célèbre directeur suédois de Moderna Museet de Stockholme. Les technologies émergentes et leur impact sur l’art, la culture, l’économie et l’environnement ont été au centre des discussions du Summit, qui a également exploré leur possibilités novatrices pour le monde artistique et culturel.

 

Daniel Birnbaum sur son choix pour la thématique du Summit de 2018: "La technologie changera l'art dans la manière la plus primordiale. Comme Walter Benjamin a dit, la mission de l’art est de créer une demande qui ne pourra être pleinement satisfaite que plus tard. Je crois qu'on peut arriver à affirmer que certains artistes avaient déjà anticipé les possibilités numériques développées avec une telle rapidité aujourd'hui. Par exemple, Salvador Dalí pensait-il déjà à la réalité virtuelle?"

 

En 2018, le Verbier Art Summit a collaboré avec plusieurs institutions reconnues comme le Centre d’Art Contemporain de Genève, qui a présenté un programme digital au Cinéma de Verbier. En complément au programme public de débats, le EPFL+ECAL Lab a opéré une démonstration d’un de ses prototypes de réalité virtuelle, la Verbier 3-D Foundation a organisé une randonnée artistique dans la neige pour visiter son sculptural parc et le Verbier Festival a ajouté une touche musicale lié à la thématique digitale.

 

Olafur Eliasson a expliqué comment il utilise un ensemble d’éléments naturels et de supports techniques pour transformer les musées et les espaces publics en environnements immersifs. Eliasson a parlé également de sa dernière œuvre en réalité virtuelle, qu’il a créée avec le développeur et coloriste numérique Dado Valentic. L’artiste conceptuel Anicka Yi a examiné les concepts de la « biopolitique des sens » : comment les préjudices et les angoisses liées au genre, à la race et à la classe sociale influencent la perception physique. L’artiste Ed Atkins a parlé de l’utilisation des technologies numériques d’avant-garde pour examiner la virtualité intrinsèque à notre monde et sa répercussion sur nos vies. Parallèlement, l’artiste suisse Pamela Rosenkranz a expliqué la façon dont son œuvre utilise la réalité de matériaux, qui surpasse la perception de notre subjectivité. Le renommé auteur et artiste Douglas Coupland a examiné l’impact de la technologie sur notre façon de penser et de percevoir.

 

Le Summit a aussi été heureux d'accueillir l’intervention de la curatrice du MoMA Michelle Kuo, ancienne rédactrice en chef d’Artforum, qui a beaucoup écrit sur le collectif Experiments in Art and Technology (E.A.T.). Le professeur en science cognitive et neuro-robotique Paul Verschure de l’Universitat Pompeu Fabra de Barcelone a discuté l'hypothèse d’une théorie unifiée de l'esprit, du cerveau et du corps, qui sera employée pour développer de nouvelles technologies cognitives pour les robots. L'influente curatrice et directrice de musée allemande Susanne Pfeffer a discuté des expositions dont elle a été la curatrice au Fridericianum de Kassel, analysant le problème de l'augmentation de la condition de virtualité sur internet comme un changement influençant notre réalité physique. La curatrice et critique d’art Karen Archey a réfléchi sur comment le paradigme de l'art peut être redéfini dans l’ère de l’internet, alors que le travail du curateur et historien d’art Lars Bang Larsen se concentre sur la cybernétique et le psychédélisme.

Daniel Birnbaum

Daniel Birnbaum est le directeur du Moderna Museet à Stockholm. De 2000 à 2010, il a été recteur de la Städelschule à Francfort et directeur de la Kunsthalle Portikus de Francfort. Il est rédacteur en chef pour Artforum à New York et il a notamment organisé plusieurs grandes expositions, dont “Airs de Paris” au Centre Pompidou à Paris (en coopération avec Christine Macel) en 2007. Birnbaum a été le directeur de la Biennale de Venise en 2009. Il est l'auteur de nombreux ouvrages d'art et de philosophie et il est co-éditeur (avec Isabelle Graw) de la série editoriale “Insitut für Kunstkritik”, publiée par Sternberg Press. Il a récemment rejoint le conseil d'administration de Nobel Media, l'organisation qui gère les événements entourant les prix Nobel.

Olafur Eliasson

L'artiste Olafur Eliasson travaille avec une vaste gamme de médias, y compris l'installation, la peinture, la sculpture, la photographie et le cinéma.

Depuis 1997 ses expositions personnelles ont été présentées dans les plus grands musées du monde. Les projets de Eliasson dans les espaces publics incluent notamment “The New York City Waterfall”, réalisé  en 2008 et “Ice Watch”, présenté à Copenhague en 2014 et à Paris en 2015. Dans le cadre de son oeuvre, il s’engage pareillement dans l'éducation artistique, l'élaboration politiques et pour les questions de développement durable et de la justice climatique. Il est actif dans le monde digital depuis nombreuses années et il a récemment commencé à explorer le potentiel de la réalité virtuelle.

Douglas Coupland

Depuis 1991, Coupland est auteur de treize romans, publiés dans la plupart des langues internationales. Il a écrit et joué pour la Royal Shakespeare Company en Angleterre et il est parallèlement journaliste au Financial Times de Londres.

En 2000, Coupland a amplifié sa production dans le domaine des arts visuels et il a récemment été protagoniste de deux distinctes rétrospectives itinérantes dans des différentes musées internationales: l’exposition itinérante "Everything is Anything is Anywhere is Everywhere" (présenté en succession à la Vancouver Art Gallery, au Royal Ontario Museum et au Museum of Contemporary Canadian Art) et "Bit Rot", organisé au Witte de With, Centre d'art contemporain de Rotterdam et présenté aussi à Villa Stücke à Munich pendant l'automne 2017.En 2015 et 2016, Coupland a été l’artiste en résidence à l'Institut Culturel Google à Paris. Coupland est membre de l’Académie Royale du Canada, officier de l’Ordre du Canada, officier de l’Ordre de British Columbia, Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres et lauréat du Prix “Lieutenant Governor’s Award” pour l’excellence littéraire.

Anicka Yi

Anicka Yi est une artiste dont la pratique artistique addresse les domaines de la biologie synthétique et de la bioingénierie et qui explore également les problématiques de l'extinction et de la bio-fiction. Son travail expérimente autour les concepts de «biopolitique des sens» et sur comment les préjudices et les angoisses liées au genre, à la race et à la classe sociale influencent la perception physique.

Anicka Yi vit et travaille à New York. Parmi les plus récentes expositions institutionnelles de son travail figurent des participations dans des espaces du calibre du Musée R. Guggenheim de New York, du Fridericianum de Kassel, de la Kunsthalle Basel, du Centre des arts visuels de List à Cambridge, en Massachusetts, du centre d’art The Kitchen à New York et du Cleveland Museum of Art. En 2016, elle a reçu le prix d’art Hugo Boss. Yi a projeté son film, “The Flavor Genome”, à la Biennale Whitney en 2017 et aussi au Festival International du Film de Rotterdam en 2017.

Ed Atkins

Ed Atkins est un artiste interdisciplinaire qui crée des vidéos, écrit et dessine avec l’intention de développer un discours complexe et profondément détaillé autour du concept de “définition”, en se focalisent notamment sur la manière dont les impossibilités d'une représentation satisfaisant du monde physique, en particulier corporel, sont répétées hystériquement. Ses exhibitions personnelles ont été présenté dans des nombreux musées et galeries du monde, comme le Martin-Gropius-Bau de Berlin, le MMK de Francfort; le DHC / ART à Montréal (en 2017); le Castello di Rivoli à Turin; le centre d’art The Kitchen de New York (en 2016); le Stedelijk Museum de Amsterdam (en 2015) et The Serpentine Gallery à Londres (en 2014). Une anthologie de ses textes, «A Primer for Cadavers», a été publiée par les éditions Fitzcarrald en 2016 et une monographie détaillée publiée par Skira a été présentée en l’automne 2016. Atkins vit et travaille à Berlin.

Pamela Rosenkranz

Le travail artistique de Pamela Rosenkranz aborde les instables définitions philosophiques et scientifiques du «naturel» et de «l’humain» à l’époque de l’Anthropocène (l’ère géologique marquée par l’impact des activités humaines sur l’écosystème). Rosenkranz déploie une palette d'icônes brevetées - des bouteilles d'eau en polyéthylène, des boissons gazeuses, des peintures au latex de Ralph Lauren, des JPEG de International Blue Klein, du papier photo Ilford et des sneakers ASICS - enrichis par des interventions en silicone et acrylique couleur chair. En contestant la distinction entre naturel et artificiel, Rosenkranz interroge les dynamiques évolutives et matérielles sous-jacentes à la perception, à l'art et à la culture.

Susanne Pfeffer

Susanne Pfeffer est devenue directrice du Museum für Moderne Kunst (MMK) à Francfort-sur-le-Main à partir du 1er janvier 2018. Curatrice du projet présenté par Anne Imhof pour le Pavillon Allemand à la Biennale de Venise 2017 et gagnant le «Lion d'or» et également collaboratrice de Artforum, Pfeffer devient la directrice du Fridericianum de Kassel en 2013. Au Fridericianum, elle a exploré des hypothèses des futurs posthumes avec des exhibition comme «Speculations on Anonymous Materials» (2013) et les suivantes «Nature After Nature» (2014) et «Inhuman» (2015). Susanne a été aussi directrice artistique du Künstlerhaus Bremen de 2004 à 2006 et curatrice en chef du KW Institute of Contemporary Art à Berlin de 2007 à 2012.

Lars Bang Larsen

Lars Jakob Bang Larsen est curateur adjoint pour l'art international au Moderna Museet de Stockholme. Il est professeur invité en théorie de l'art au Royal Institute of Art de Stockholme, directeur de cours invité pour le programme d'art, culture et technologie au Massachusetts Institute of Technology de Boston et professeur invité et tuteur à la Haute Ecole d'Art et de Design de Genève.

Lars est post-doctorant à l'Institut d'art et d'histoire culturelle de l'Université de Copenhague, où il détient également un doctorat sur les concepts psychédéliques dans l'art néo-avant-gardiste. Lars a organisé plusieurs expositions et il a été co-commissaire avec Jochen Volz de la 32ème Biennale de São Paulo 2016: Incerteza Viva (Live Uncertainty). Il a écrit plusieurs publications et contribue à divers magazines d’art (dont Artforum).

Michelle Kuo

Michelle Kuo est curatrice “Marlene Hess” dans le département de peinture et sculpture au Museum of Modern Art de New York. Elle a été rédactrice en chef d’Artforum de 2010 à 2017 et elle a dirigé le numéro du 50e anniversaire du magazine, ainsi que autres plusieurs numéros spéciaux sur des sujets contemporains allant des nouveaux médias à la peinture, en passant aussi par la politique identitaire. Kuo est aussi auteur de nombreux essais sur les travaux , entre autres, de Robert Rauschenberg, Le Corbusier et Jeff Koons; elle a donné de nombreuses conférences dans des institutions comme le Centre Pompidou et l’Académie centrale des beaux-arts de Beijing. Elle contribue également à des publications comme Octobre et The Art Bulletin et elle a prononcé la prestigieuse conférence de l’Association internationale des critiques d’art en 2012.

Elle travaille parallèlement sur un livre basé sur le sujet de sa thèse de doctorat: le groupe interdisciplinaire d'après-guerre “Experiments in Art and Technology” (E.A.T.).

Paul Verschure

Paul F.M.J. Verschure est professeur de recherche à l'Institut catalan d'études avancées (ICREA) et directeur du programme de neuro-ingénierie de l'Institut de bioingénierie de la Catalogne et de l'Institut des sciences et technologies de Barcelone, où il dirige le laboratoire SPECS (Synthetic Perceptive, Emotive and Cognitive Systems). Il est professeur associé en informatique et intelligence artificielle à l'Université Pompeu Fabra. Il est fondateur et PDG de l’enterprise Eodyne Systems S.L., qui commercialise des technologies novatrices dans les méthodologies de neuroréhabilitation et également des technologies pour la conservation du patrimoine culturel. Paul est le fondateur et président de la Future Memory Foundation, qui vise à soutenir le développement de nouveaux outils et méthodologies pour la conservation, la présentation et l'éducation de l'histoire de l'Holocauste et des crimes nazis. En complément à son engagement scientifique, Paul a développé et déployé plus de 35 installations et performances artistiques.

Dado Valentic

Dado Valentic est chef créatif chez Acute Art, une des principales plateformes mondiales de production et distribution de Art RV. Confronté à la tâche de surmonter les actuels limitations techniques de la réalité virtuelle, Dado a développé une approche entièrement nouvelle au travail en réalité virtuelle, essentiellement basée sur son expérience de chercheur dans le domaine de la perception et de l’illusion optique. Il travaille en étroite collaboration avec certains des plus grands artistes contemporains au monde pour transformer leur vision en œuvres d’art interactif. Dado est un coloriste primé et un scientifique de couleurs qui apporte une contribution de longue date dans le domaine de l’innovation et l'élaboration de l’image numérique. Il a travaillé sur certaines des productions les plus connues pour le film et la télévision, notamment Sherlock Holmes, Exodus, Game of Thrones, Marco Polo et Total Recall. Il a été un des inventeurs du Colour Managed Workflow, qui est aujourd’hui devenu une norme pour les productions télévisées à épisodes les plus sophistiquées.

Karen Archey

Karen Archey est curatrice du département de l'art contemporain et des médias temporels au Stedelijk Museum Amsterdam.

Précédemment, elle était basée à Berlin et à New York, où elle a travaillé comme curatrice indépendante, critique d'art et rédactrice en chef de les conversation de e-flux. Archey était une récipiendaire de la bourse Creative Capital de la Warhol Foundation Arts Writers Grant en 2015. En mettant l'accent sur les pratiques féministes, l'art et la technologie, ses écrits sont régulièrement présentés dans des magazines du calibre de frieze, ArtReview et aussi dans des anthologies publiées par des institutions comme le Whitney Museum of American Art, MIT Press et New Museum. Archey a récemment co-organisé l'exposition d'étude Art Post-Internet au Centre d'art contemporain Ullens de Beijing (2014) et elle a édité la publication Art Post-Internet: INFORMATION / DATA. Archey, qui est aussi une conférencière régulier, a récemment intervenue à la Renaissance Society de l’Université de Chicago, à l’Institut des arts contemporains de Londres, au Musée d’art moderne de New York, au MoMA PS1.

livre2018

Ce livre est le résultat concrétisé du Verbier Art Summit 2018, élaboré en coopération avec Daniel Birnbaum. En partageant le contenu du Summit à travers cette publication, le dialogue mondial se poursuit.

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